MISE À JOUR – AOÛT 2026 : Nous avons fait analyser nos pâtes
Depuis la publication de cet article, le cadmium continue de faire parler de lui et les céréales, notamment le blé, sont régulièrement pointées du doigt. Par extension, les pâtes se retrouvent elles aussi au cœur des interrogations.
Faut-il pour autant arrêter de manger des pâtes ? Bonne nouvelle : non !
Le sujet du cadmium doit être pris au sérieux, mais l’enjeu sanitaire réside avant tout dans notre exposition chronique et cumulée, provenant de l’ensemble de notre alimentation. Le cadmium est en effet présent, à des teneurs variables, dans de nombreux aliments : produits céréaliers, pommes de terre, certains légumes, cacao, crustacés et mollusques…
L’Anses recommande donc de poursuivre les efforts visant à réduire notre exposition alimentaire globale et de renforcer la surveillance des aliments qui y contribuent le plus.
Et nos pâtes C.Q.F.D. ?
En 2025, nous avions déjà fait analyser notre semoule de blé dur biologique afin de disposer de données concrètes sur notre matière première.
Cette année, nous avons souhaité aller encore plus loin : faire rechercher le cadmium directement dans nos pâtes sèches, c’est-à-dire dans le produit tel que vous le consommez.
L’analyse a été réalisée par un laboratoire indépendant et le résultat obtenu est rassurant : la teneur mesurée est faible et ne remet pas en question la place de nos pâtes dans une alimentation équilibrée et diversifiée.
Autrement dit : oui, vous pouvez continuer à manger des pâtes C.Q.F.D. !
Le bio a-t-il un intérêt face au cadmium ?
Le cadmium étant naturellement présent dans les sols, bio ne signifie évidemment pas “zéro cadmium”.
L’agriculture biologique présente néanmoins un intérêt majeur : elle exclut les engrais phosphatés minéraux de synthèse, qui constituent une source d’apport de cadmium dans les sols agricoles.
Des analyses comparatives récentes apportent par ailleurs des éléments intéressants. Dans son test de 25 références de pâtes publié en 2026, UFC-Que Choisir a constaté que, parmi les pâtes blanches analysées, les références bio contenaient en moyenne deux fois moins de cadmium que les références non labellisées.
Ce résultat ne permet évidemment pas de généraliser à toutes les pâtes bio du marché, mais il conforte l’intérêt de pratiques agricoles qui agissent en amont, dès le sol.
Chez C.Q.F.D., nous restons donc fidèles aux choix faits depuis la création de notre filière : un blé dur biologique cultivé en Île-de-France, une filière courte et maîtrisée, des partenaires que nous connaissons et, désormais, des analyses permettant de contrôler concrètement nos produits.
Alors, comment limiter son exposition au cadmium ?
Plutôt que de supprimer les pâtes ou un autre aliment de son assiette, la première règle reste de diversifier son alimentation.
Varier les céréales et les féculents, consommer également des légumineuses, des fruits et des légumes et éviter une alimentation trop répétitive permet de ne pas concentrer son exposition sur une seule source.
Et pour les pâtes comme pour le reste, nous restons convaincus de l’importance de connaître l’origine de ce que l’on mange et de soutenir des modes de production qui prennent soin des sols.
Car le cadmium nous rappelle finalement quelque chose d’essentiel : notre santé et celle de nos sols sont intimement liées.
Chez C.Q.F.D., défendre une alimentation plus saine passe aussi par là : connaître nos matières premières, maîtriser notre filière, analyser nos produits et partager nos résultats en toute transparence.
Depuis le début de ce mois de juin, le cadmium fait parler de lui et vous avez été plusieurs à nous interroger à ce sujet et à nous partager vos inquiétudes. Faisons donc le point ensemble dans cet article et comme toujours, nous vous répondons sans détour ! Spoiler alert… Vous pouvez être totalement rassurés concernant les produits C.Q.F.D !
D’abord de quoi parle-t-on ? C’est quoi le cadmium ?
Le cadmium est un métal lourd et toxique naturellement présent dans la croûte terrestre et qu’on retrouve également dans l’environnement, notamment en raison de l’utilisation d’engrais chimique phosphatés en agriculture. Malheureusement, le cadmium peut s’accumuler dans les sols et être absorbé par les végétaux. Résultat : Certains aliments que nous consommons sont contaminés, notamment les céréales, les légumes-racines et certains fruits.
Le cadmium est toxique pour la santé et agit comme un perturbateur endocrinien. Il peut s’accumuler dans notre corps, surtout dans les reins, et causer des problèmes sur le long terme. Il est reconnu comme cancérigène et serait responsable de troubles de la reproduction, d’atteintes rénales et nerveuses et de faiblesses osseuses (potentiellement jusqu’à l’ostéoporose). Une exposition régulière représenterait donc un danger et un risque accru de cancer.
Et pourquoi en parle-t-on en ce moment ?
Plusieurs études menées récemment ont montré que de nombreux aliments contiennent des niveaux préoccupants de cadmium. Plusieurs organismes de santé, dont les Unions régionales des médecins libéraux, ont lancé l’alerte au début du mois, et ont souligné le danger de l’exposition des enfants et des femmes enceintes.
Le Ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, a ensuite été interrogé à ce sujet à l’Assemblée Nationale, amenant ainsi le débat dans les médias, et donc dans l’espace public. Si le cadmium n’a rien de nouveau, c’est la première fois que son existence et surtout ses dangers sont mis en lumière.
Et dans les produits bio, y’a-t-il aussi du cadmium ?
L’agriculture biologique n’utilise pas d’engrais chimiques de synthèse. Les sols exploités en agriculture biologique sont donc mieux préservés, même s’ils peuvent malgré tout contenir du cadmium en faible quantité, notamment à cause d’anciennes pratiques. Consommer des produits bio vous permet donc de réduire votre exposition au cadmium, ainsi qu’à d’autres substances nocives, et reste un bon moyen de protéger votre santé, celle de vos proches et celle de la nature.
Et C.Q.F.D. là-dedans ?
Vous le savez déjà, toutes les pâtes C.Q.F.D. sont bio ! Les agriculteurs qui se sont engagés avec nous dans la filière blé dur bio d’Île-de-France n’utilisent donc pas d’engrais phosphatés. Le bio répond à un cahier des charges rigoureux et nous faisons l’objet de contrôles, accompagnés de prélèvements pour contrôler la composition de nos produits.
Et au-delà des mots, voici des données précises ! Une analyse de notre semoule de blé dur bio a été effectuée très récemment. Il s’agit de la semoule issue de l’assemblage des derniers lots de blé dur récoltés. En ce qui concerne la teneur maximale sur le grain de blé dur, la norme européenne UE 2023/915 l’a fixée à 0,18mg/kg. L’analyse effectuée sur notre semoule est à 0,018mg/kg. Nous sommes donc largement en dessous des seuils de risques et d’ailleurs à la limite quantifiable de la méthode d’analyse.
Nous en profitons pour vous dire que l’analyse souligne également l’absence de résidus de pesticides, ainsi que de mycotoxines, ou encore d’alcaloïdes de l’ergot.
En conclusion, vous pouvez continuer à manger vos produits C.Q.F.D. sans vous inquiéter. L’actualité nous rappelle qu’il faut repenser nos modes de consommation et privilégier les produits issus de l’agriculture biologique pour prendre soin de notre santé. Enfin, nous vous en parlons souvent, la loi EGalim prévoit que la restauration collective introduise au minimum 20% de produits biologiques dans ses achats alimentaires. Etant donné le risque du cadmium sur la santé des populations vulnérables comme les enfants, faisons des produits sains une norme sans plus attendre !
Pour aller plus loin, découvrez cet article publié sur Vert, le media qui annonce la couleur.


